Phénomènes Sportifs

Mercredi 6 décembre 2006

EPO (érythropoïétine) 
Normalement utilisée en milieu hospitalier pour corriger 
l’anémie des dialysés 

Effets sur la santé : accidents cérébraux, embolies pulmonaires, 

infarctus, hypertension artérielle, troubles de la coagulation

 

Méthadone 

Diminution de la sensation de douleur, levée des inhibitions, 

euphorie excitation et agressivité paradoxales 

Effets sur la santé : accoutumance, dépendance, dépression respiratoire, 

diminution du rythme cardiaque et de la capacité de concentration, nausées, 

vomissements, constipation 
 

Créatine 

Gonfle la fibre musculaire (20gr/jr = 4 kg de bœuf) accélère la récupération 

fréquemment associé à la nandrolone pour plus d’efficacité 

Effets sur la santé : troubles des reins, incidents digestifs, musculaires et

cardio-vasculaires, atteintes hépatiques, diabète, problèmes liés à la

maladie de la vache folle  
 

Nandrolone (dérivé de la testostérone) 

Augmentation de la masse musculaire et de la force 

Effets sur la santé : stérilité, hypertension, agressivité, anomalies du foie et

des reins, impuissance et cancer de la prostate chez l’homme, virilisation

chez la femme

Numéro Vert Ecoute Dopage 
0 800 15 2000
gratuit, anonyme et confidentiel
 

Par sylvainjack
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Jeudi 1 mars 2007

 L’opinion publique, influencée par les médias, croit que le dopage n’est qu’une affaire   de professionnels.  Pourtant, il semblerait que les amateurs, eux aussi, soient nombreux à   consommer des produits interdits.


Entre 800 000 et 2,5 millions de sportifs amateurs auraient actuellement recours, en France, à des produits dopants, selon une étude menée par des scientifiques européens. Trop souvent relativisé, le dopage des amateurs semble être la partie immergée de l’Iceberg. 

Simplement par crainte de ne plus «être dans le coup» ou pris dans la lutte sans fin pour améliorer sa performance, l’amateur est prêt à tout pour atteindre ses objectifs. La recherche de reconnaissance sociale prime sur une quelconque éthique sportive et sur la santé elle-même. 

Pour se ravitailler, le sportif amateur n’a que l’embarras du choix. Il existe de multiples filières, à commencer par Internet. Grâce à une simple carte bancaire, il est possible de s’approvisionner sur de nombreux sites. Pour la plupart US, ceux-ci vendent, sur catalogue, toutes les substances des plus originales aux plus courantes : créatine, amphétamines, stéroïdes… Une fois la commande passée, le sportif réceptionne la marchandise par colis à son domicile dans un délai de 3 à 15 jours.


Les effets de ces produits sur la santé des amateurs sont d’autant plus dévastateurs qu’ils ne bénéficient d’aucun suivi médical. On est loin du dopage scientifique façon « Festina ». Encore plus lorsque l’on sait que les produits vendus sur le Net sont, pour la plupart, issus de laboratoires clandestins de l’Europe de l’Est.

Pour échapper à ces produits frelatés, de nombreux utilisateurs se tournent vers les produits vétérinaires. Certains vont même jusqu’à acheter des chiens d’attaque pour pouvoir commander en pharmacie, dans la plus grande transparence, des anabolisants qu’ils utiliseront pour leur propre consommation.

Tandis que le dopage «du pauvre» s’accompagne souvent d’erreurs dramatiques de dosage l’inquiétude des fédérations ne cesse de grandir. 

 

 

Par sylvainjack, Journal étudiant ComQuoi n°24
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Jeudi 1 mars 2007

Dominique Garde, ancien coureur cycliste professionnel, évoque le thème du dopage. Il livre son opinion sur la lutte et la prévention de ce fléau et sur l’avenir du sport professionnel et amateur.  

 

Que vous inspire la mort du coureur cycliste Marco Pantani ?
En utilisant des produits dopants, cet homme a choisi son destin. Le dopage est le choix des faibles. La faiblesse qui fut la sienne, lorsqu’il est entré dans ce système, lui a coûté la vie. C’est sans doute choquant mais je ne peux m’empêcher de penser à tous les sportifs honnêtes qui n’ont pas pu réaliser leurs rêves à cause de quelques concurrents dopés.   
Le cyclisme porte toutes les accusations de dopage ? Qu’en est-il, selon vous, dans les autres sports ?
Le vélo subit un acharnement. A l’heure actuelle, les décès sur les terrains de sport se multiplient. Pourtant, l’opinion publique réagit différemment lorsqu’il s’agit d’un footballeur ou d’un cycliste. Un hommage est rendu dans un cas, un taulé médiatique est soulevé dans l’autre. Le dopage touche, aujourd’hui, l’ensemble des sports. Il est peut être plus présent dans les sports individuels car il permet d’obtenir des résultats immédiats. Les sports collectifs ne sont pas épargnés, mais une différence est notable : la prise de dopants ne garantit pas le résultat final. 
En tant que cycliste professionnel, vous avez été confronté au dopage dans les années 80. Quelle évolution y a-t-il eu depuis 20 ans ?
Le dopage est plus organisé. Avec l’affaire « Festina » une nouvelle forme de dopage est née : le dopage en réseau. Le démantèlement de ce système tend à faire redevenir le dopage comme une action individuelle. Ce fléau qui touche le sport demeure depuis toujours. Les techniques de dopage ont évolué pour devenir plus performantes et donc plus mortelles.
 
Le sport amateur semble, lui aussi, être atteint. Quelle sont les raisons qui poussent ces personnes à consommer des produits interdits ? 
La reconnaissance sociale, la gloire… L’éthique sportive est totalement détournée. Il faudrait peut être que je révise mon jugement mais il me semble que le dopage amateur est rare. La proportion de professionnels dopés est beaucoup plus importante que celle des amateurs utilisant des dopants.
  
Comment le dopage va-t-il évoluer, selon vous, à l’avenir ? 
La lutte actuelle assure la pérennité du dopage. Personne, les Etats comme les Fédérations, ne veut entamer une lutte anti-dopage violente au risque de perdre des médailles et la fameuse reconnaissance internationale. On préfère se voiler la face et profiter des retombées médiatiques, plutôt que de tirer la sonnette d’alarme. Une harmonisation internationale est nécessaire sans quoi toute lutte est inutile. Les sanctions doivent être plus lourdes. Si la crainte de la sanction est réelle, la prise de dopants sera moins importante, c’est automatique !

http://latalaudieroise.free.fr/Garde/index.htm

Par sylvainjack, Journal étudiant ComQuoi n°24, avril 2004
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Vendredi 4 mai 2007

Violence, Racisme, Haine voilà ce qu'est devenu le football. Pourtant il fut un temps ou l'argent n'était rien face à l'amour du beau jeu ...!

Aujourd’hui observateur pour le compte de la Fédération Hollandaise de Football, Kees Rijvers est installé à l’île d’Oléron. Agé de 79 ans, l’ancien attaquant stéphanois des années 1960 nous retrace sa grande carrière.

Comment avez-vous débarqué à l’AS Saint-Étienne ?
 
Kees Rijvers : « En 1947, la sélection nationale hollandaise a rencontré l’équipe de France. J’ai eu la chance de jouer cette rencontre. Et, malgré la défaite 4-0, j’ai fait une bonne partie face à mon adversaire direct : Cuissard. Il était joueur à Saint-Étienne et m’a sans doute conseillé au président. J’avais reçu des sollicitations de Lille en 1945, mais je devais effectuer mon service militaire. Puis en 1949, le stade Français m’a contacté et je n’ai pas donné suite.Lorsque les dirigeants de l’ASSE sont venus me rencontrer, j’ai accepté leur proposition en une demi heure. Je ne l’explique pas vraiment mais le courant est passé de suite, ils m’ont convaincu de venir les rejoindre à Saint-Étienne ».  
En 1950, il était rare de voir un joueur de football quitter son pays ? 
K.R : « Oui, c’est vrai. Aux Pays Bas, tout le monde disait qu’il ne fallait pas partir à l’étranger. Nous pensions être lésés financièrement par rapport aux joueurs locaux, et qu’ils nous étaient impossible de réussir loin de nos racines. Le football était bien différent. Nous devions nous débrouiller seul. Personne de ne nous aidait, le métier d’agent n’existait pas. La venue des dirigeants stéphanois a donc été décisive, j’ai quitté NAC Breda en 1950 ».
Pour quelles raisons les dirigeants stéphanois vous ont-ils engagé ? 
K.R : « Les Verts avaient déjà une très bonne équipe à mon arrivée, mais le président Guichard avait des ambitions et a donc recruter des joueurs plus expérimentés. Malgré mon jeune âge, 24 ans, j’avais déjà une certaine expérience. J’avais joué 7 ans à Breda, à 20 ans je faisais mes premières armes avec l’équipe nationale. En débarquant à Saint-Étienne, je comptais 24 sélections ce qui était, à l’époque, beaucoup car nous ne disputions que 5 rencontres internationales par an ». 

Quels sont vos premiers souvenirs de Saint-Étienne ? 
K.R : "J’ai de très bons souvenirs dès mon arrivée. Jean Snella était l’entraîneur, il était formidable, il m’a compris de suite. Je prenais un plaisir immense à jouer. J’avais rencontré aussi de vrais amis : René et Léon Alpsteg, De Cecco, Fernandez, Cuissard, Domingo, Ferry. Nous étions une vraie bande de copains et nous formions une très bonne équipe. A l’époque, le plaisir de jouer était encore plus important que les résultats eux-mêmes ».
A votre arrivée, vous ne parliez pas un mot de français et deviez affronter les exigences du professionnalisme, comment s’est passé votre acclimatation ? 
K.R : « C’est vrai, en Hollande nous n'étions pas payés. J’ai quitté mon travail et je suis arrivé à Saint-Étienne avec ma femme et mon enfant. Je ne parlais pas un mot de français, c’était difficile, mais les gens étaient tellement gentils. Le football est une langue universelle, les schémas de Jean étaient simples pour un footballeur. C’était un changement de vie totale. Mes deux premières années à Saint-Étienne furent extraordinaires ».

Kees Rijvers, né le 26 mai 1926 à Breda (PB)   

Clubs successifs :

NAC Breda 1944 – 1950

AS Saint-Étienne 1950 – 1953

Stade Français 1953 – 1955

AS Saint-Étienne 1955 – 1957

Feyenoord Rotterdam 1957 – 1960

AS Saint-Étienne 1960 – 1962

NAC Breda 1962 - 1963  
Premier match international : 3 octobre 1946 : Luxembourg vs Pays-Bas 2-6

Dernier match international : Surinam vs Pays-Bas 3-4 
 

Palmarès joueur :

Championnat de France 1597 (AS Saint-Étienne)

Coupe de France 1962 (AS Saint-Étienne)  
 

Clubs successifs en tant qu’entraîneur :

1964 - 1966 Willen II Tilburg (entraîneur adjoint de Jaap Van der Leck) 
1966 – 1972 : FC Twente 
1972 – 1980 : PSV Eindhoven 
1980 – 1981 : Beringen Heusden-Zolder

1981 – 1984 : Sélectionneur des Pays-Bas

1986 – 1989 : FC Twente 
1994 – 1995 : PSV Eindhoven  
Premier match comme sélectionneur des Pays-Bas : 25 mars 1981 contre la France

Dernier match comme sélectionneur des Pays-Bas : 17 octobre 1984 contre la Hongrie 
 

Palmarès entraîneur :

Championnat des Pays-bas : 1975 – 1976 – 1978 (PSV Eindhoven)

Coupe des Pays-Bas : 1974 - 1976

Coupe de l’UEFA : 1978 (PSV Eindhoven)

Par Sylvainjack, publié sur le site Internet de l'AS Saint-Etienne www.asse.fr
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